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La télémédecine : soutenir la dynamique de déploiement… pour plus de qualité et de sécurité des soins !

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23 juillet 2015

La télémédecine : soutenir la dynamique de déploiement…

pour plus de qualité et de sécurité des soins !


Qu’est-ce que la télémédecine ?


La télémédecine regroupe l’ensemble des pratiques médicales permettant de mettre en rapport, par la voie de nouvelles technologies, soit le patient et un ou plusieurs professionnels  de santé, soit plusieurs professionnels de santé entre eux. La télémédecine est réglementée en France depuis 2009 (voir l’article l’article L.6316-1 du Code de la santé publique).


La télémédecine peut permettre :


  • d’établir un diagnostic,
  • d’assurer un suivi du patient dans le cadre de la prévention ou un suivi post-thérapeutique,
  • de requérir un avis spécialisé,
  • de préparer une décision thérapeutique,
  • de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes,
  • d’effectuer une surveillance de l’état des patients.

 


Vidéo co-réalisée par le CISS et la DGOS (Direction générale de l’offre de soins du ministère de la Santé),

pour sensibiliser les professionnels et le grand public sur les conditions d’une bonne utilisation de la télémédecine.

 


Développer la télémédecine, gage d’une amélioration du service rendu aux usagers du système de santé

 

Le développement de la télémédecine ouvre de nouvelles perspectives et constitue un réel atout pour la qualité des soins et du système de santé en France si elle est utilisée à bon escient, c’est-à-dire non comme supplétif à l’absence de ressources médicales mais comme complément aux ressources humaines qui doivent exister au plus proche des patients.


Les outils de la télémédecine favorisent en outre l’autonomie du patient qui est en mesure, s’il le souhaite et le décide, de jouer un rôle actif dans sa santé en s’appropriant les outils d’un meilleur suivi pour sa qualité de vie et sa survie.

Le soin à distance, sous réserve que soient respectées la nécessité de recueillir le consentement du patient ainsi que la confidentialité des informations de santé le concernant, doit être perçu avant tout comme un moyen de développer le travail confraternel, les avis partagés entre professionnels de santé et de suivre le patient sans lui imposer les transports d’un service de santé à un autre.

 

 

Le projet « Télé AVC Artois-Hainaut » : un exemple d'application de la télémédecine pour une prise en charge rapide et de qualité des accidents vasculaires cérébraux

 

Porté par le centre hospitalier de Lens, ce projet repose sur la mise en place d’une astreinte de « télé-AVC » mobilisant des neurologues et des radiologues, assurée par l’hôpital pour le compte des autres établissements du territoire Hainaut-Artois ne disposant pas des ressources médicales nécessaires.

Bilan pour les patients : une prise en charge à distance, rapide et sécurisée, 1 500 alertes neurologiques gérées et 230 actes de téléassistance à la thrombolyse réalisés dans les 90 minutes suivant l’arrivée des patients aux urgences de leur centre hospitalier d’admission. Mais aussi, une limitation très notable des complications liées à une prise en charge parfois trop tardive hors télémédecine.

 

Vidéo co-réalisée par le CISS et la DGOS (Direction générale de l’offre de soins du ministère de la Santé),

pour sensibiliser les professionnels et le grand public sur les conditions d’une bonne utilisation de la télémédecine.

 

 

Offrir rapidement à chaque citoyen qui le souhaite un dossier médical personnel (DMP)

Notre système de santé gagnerait en efficience s’il dépassait les résistances repérées au cœur de certaines pratiques professionnelles en favorisant la circulation des données de santé - sous réserve que soient respectés les impératifs de sécurité, de consentement et de confidentialité des données.


Au-delà de la création du dossier médical personnel (DMP), porteur d’espoirs pour la coordination des soins, le médecin traitant a à jouer un véritable rôle d’« agent de liaison » entre tous les acteurs des soins, professionnels et usagers compris. Ce sont notamment les nouvelles technologies de l’information et de la communication qui vont le lui permettre. Afin que les professionnels d’aval soient en situation d’intervenir de façon pertinente et que ceux qui ont la charge du suivi et de la coordination des soins ambulatoires puissent accomplir leurs tâches.



> A lire également :

Télémédecine : une campagne vidéo pour informer le grand public et soutenir la dynamique de déploiement - communiqué CISS/DGOS du 12 févr. 2015